Devenir agriculteur bio et autres démarches administratives
Comment devenir agriculteur bio ?
L’ensemble des informations pour devenir producteur en agriculture biologique est détaillé dans le parcours de conversion proposé par l’OPABA.
Pour plus d’informations, contacter le Pôle conversion ou voir les diagnostics de conversion.
Commercialisation : Les plus-values de la bio
Proposer des produits certifiés bio, c’est répondre à des attentes de consommateurs de plus en plus nombreux, offrir des garanties sur la production et la transformation et valoriser les savoir-faire des producteurs-transformateurs.
Des attentes fortes des consommateurs
Manger bio n’est ni une mode ni l’apanage de quelques privilégiés mais s’inscrit dans la durée. D’après le baromètre annuel AgenceBio/CSA*, les Français privilégient de plus en plus les produits respectueux de l’environnement et/ou du développement durable lorsqu’ils effectuent leurs achats (71%). Et les produits issus de l’agriculture biologique répondent à cette attente. Ainsi les Français leur attribuent de nombreuses qualités, dont trois principalement : 86% affirment que l’agriculture bio contribue à préserver l’environnement, la qualité des sols et les ressources en eau ; 83% que les produits bio sont plus naturels car cultivés sans produits chimiques de synthèse et 80% qu’ils sont meilleurs pour la santé. Il est certes possible qu’une ferme réponde à nombre de points du cahier des charges de la bio, voire davantage, mais le consommateur voit dans la certification bio une garantie claire.
Ces attentes des consommateurs se traduisent dans leurs actes d’achats puisque 64% des Français déclarent avoir consommé au moins un produit bio en 2012 (15% au moins une fois par semaine) ; et même 81% de ces acheteurs maintiendront leurs achats en 2013 ! Consommer bio engendre un changement des habitudes d’achat pour 39% des acheteurs, avec le développement des achats de produits de saison et une part plus importante accordée aux produits frais (à plus de 83%).
Des garanties pour les acheteurs
Pour commercialiser leurs produits comme étant issus de l’agriculture biologique, agriculteurs et entreprises de collecte, de
transformation et de distribution doivent obligatoirement faire contrôler et certifier leur activité par un organisme agréé par les pouvoirs publics et accrédité pour sa compétence, son indépendance et son impartialité. Des contrôles approfondis sont réalisés par les organismes certificateurs. Les contrôles (1 à 2 fois par an) portent sur l’ensemble du système de production (parcelles, troupeaux, comptabilité matière, conformité des recettes et produits correspondants, …).
Pour les produits transformés, cette certification bio répond aux inquiétudes liées à la traçabilité des ingrédients grâce à la comptabilité matière des entreprises. De plus la labellisation rassure sur le non usage d’additifs chimiques de synthèse (colorants, conservateurs, exhausteurs de goût, arômes) qui peuvent servir à masquer une faible qualité organoleptique des produits.
Valoriser les productions
Les consommateurs-acheteurs de bio jugent satisfaisant le rapport qualité/prix des produits bio (61% d’entre eux) et estiment normal de payer plus cher un produit bio apportant ces garanties (56%).
La ferme certifiée bio pourra ainsi commercialiser sa production à un prix juste pour elle comme pour les consommateurs ou intermédiaires, permettant la préservation d’une marge acceptable en sus du prix de revient et de commercialisation (variable selon les circuits de distribution), car comprise par rapport aux exigences portées en production et en transformation éventuelle. L’affichage du logo bio européen ou français et du certificat associé, obligatoire en vente directe, est un avantage commercial non négligeable dans les circuits courts et coupe court à nombre de questions de consommateurs.
* le baromètre complet sur www.agencebio.org. Source : AgenceBio




